Burger King ressuscite les figurines Dragon Ball Super vingt ans après

Figurines Dragon Ball Super alignées sur une étagère
Les héros et rivaux de Dragon Ball Super réunis en figurines. Une collection miniature pleine d’énergie !

Ça vous dit quelque chose, un Goku doré planté au fond d’un menu enfant ? Burger King relance ses figurines Dragon Ball Super dans le King Jr+ à partir de début septembre 2026 : six personnages, du Goku de base à Beerus. Une Super Saiyan Sauce accompagne le lancement. La date reste floue pour la France. Ça tourne depuis quelques jours sur les groupes Discord et les threads X. Personne ne détaille vraiment ce qu’il y a dans la boîte, ni si l’Hexagone sera servi.

Six figurines et un plateau qui sent le déjà-vu

Un Goku version base. Un Vegeta qui va avec. Piccolo en retrait, les bras croisés. Beerus qui regarde tout ça de haut, comme d’habitude. Puis les deux stars attendues : Goku et Vegeta version Super Saiyan Blue, le bleu électrique qui fait vendre des figurines Bandai par cartons entiers depuis 2015. Burger King a confirmé la liste sur Instagram le 28 août 2026, avec un lancement annoncé pour la première semaine de septembre aux États-Unis et au Canada. Le reste du monde suit un calendrier échelonné, pays par pays. Sur la carte, le Whopper reste la valeur sûre. Cette fois, c’est le menu enfant qui capte toute l’attention.

Autour des six figurines, la marque a redessiné sa couronne en carton pour y placer Goku, Vegeta, Piccolo et Beerus. Un gobelet à l’effigie de Goku et une boisson mangue-boba baptisée dragon complètent le lot. Côté nourriture, les formules du menu enfant King Jr+ déclinent une Super Saiyan Sauce sur hamburger classique ou hamburger au poulet, avec une variante morceaux de poulet en option. Frites et boisson accompagnent le tout. Rien d’exotique dans l’assiette : le plastique fait déjà tout le travail, comme il le faisait en 2000.

Figurines Dragon Ball Super alignées sur une étagère
Les héros et rivaux de Dragon Ball Super réunis en figurines. Une collection miniature pleine d’énergie !

26 ans plus tard, le compte est bon

Ce n’est pas la première fois que Goku squatte un menu enfant. D’après les archives recensées par Attractions Magazine, la première vague remonte au 29 mai 2000 : sept figurines à finition métallique, chacune livrée avec une carte à collectionner glissée dans son socle. La chaîne avait remis le couvert en février 2003, quatre semaines aux côtés des Supers Nanas, pour accompagner la sortie DVD de Dragon Ball Z: Super Android 13!.

Frise chronologique des figurines Dragon Ball chez Burger King, de 2000 à 2026
Les trois vagues de figurines Dragon Ball chez Burger King, de 2000 à 2026
Année Figurines Durée de la promo Contexte
2000 (29 mai) 7 figurines métalliques + carte à collectionner (Goku, Goku Super Saiyan, Krillin, Vegeta, Gohan, Piccolo, Freezer) 3 semaines Première apparition de Dragon Ball Z chez Burger King aux États-Unis
2003 (février) 4 figurines partagées avec Les Supers Nanas (Goku Super Saiyan, Trunks, Vegeta, Super Android 13) 4 semaines Sortie DVD de Dragon Ball Z: Super Android 13!
2026 (septembre) 6 figurines Dragon Ball Super + couronne, gobelet Goku, Super Saiyan Sauce Non communiquée Premier retour majeur depuis 23 ans, adossé à Dragon Ball Super

Entre la dernière apparition de Dragon Ball chez Burger King en 2003 et ce retour version Dragon Ball Super, il s’est écoulé 23 ans. Depuis le tout premier lancement, en 2000, 26.

Le titre arrondit à 20, la mémoire collective aussi.

Pourquoi Dragon Ball, pourquoi maintenant

Les enfants de 2000 qui reproduisaient la Kamehameha dans le parking ont aujourd’hui entre 30 et 40 ans. Certains ont un revenu stable et un enfant à eux dans le siège auto. Beaucoup ont gardé au passage un abonnement Crunchyroll. C’est ce public-là que la Super Saiyan Blue vise en priorité, bien plus qu’une génération de sept ans qui découvre à peine la série sur les plateformes de streaming. Les cotes vintage sur eBay pour les figurines 2000 en témoignent : elles restent activement recherchées par des collectionneurs, un quart de siècle après leur distribution gratuite avec un cheeseburger.

La franchise Dragon Ball, de son côté, n’a jamais vraiment quitté les radars. Le manga original date de 1984, Dragon Ball Super tourne depuis 2015 et le film Super Hero a rempli les salles en 2022. Burger King n’invente rien : la chaîne surfe sur une licence qui n’a jamais eu besoin de son aide pour rester populaire. Elle emprunte simplement le costume, le temps d’un LTO (limited time offer, une opération à durée limitée), pour faire revenir au comptoir un public qui a grandi.

En France, la série a d’abord marqué les esprits sur Club Dorothée dans les années 1990, avant les rediffusions sur Canal J et le retour en force via Crunchyroll et ADN. Le lien affectif avec la franchise ne s’est jamais vraiment relâché dans l’Hexagone. C’est aussi pour ça qu’un simple jouet Burger King y fait plus de bruit qu’ailleurs, avant même la moindre confirmation officielle.

Et la France, dans tout ça ?

Le site français db-z.com note que le déploiement démarre par la Mongolie, avant de s’étendre fin août et début septembre 2026 à plusieurs marchés. Pour l’Hexagone, aucune confirmation officielle à l’heure où ces lignes sont écrites. Ni date ni tarif du menu King Jr+ n’ont filtré. Rien ne garantit non plus que les six figurines suivront le même calendrier qu’outre-Atlantique.

Le scepticisme se comprend. Une collab de plus, un jouet de plus dans un menu enfant, on connaît la mécanique depuis le Happy Meal dédié aux fans de K-pop chez McDonald’s. Sauf que Burger King n’avait plus touché Dragon Ball depuis 2003. 23 ans d’absence pèsent plus lourd qu’un simple rafraîchissement marketing saisonnier. En restaurant ou au drive, la figurine suit d’ordinaire le retrait physique du menu. Commandée en click & collect ou via Deliveroo et Uber Eats, la loterie du contenu de la boîte devient plus aléatoire, comme sur la plupart des opérations jouets du secteur.

Ce qui peut coincer

Sur ce type d’opération, le calendrier bouge d’un pays à l’autre, parfois de plusieurs semaines, parfois le marché n’est simplement pas retenu. Les figurines les plus courues (Beerus et les deux Super Saiyan Blue) s’épuisent généralement avant les autres dans les restaurants qui reçoivent un stock limité. Rien d’officiel là-dessus pour cette vague précise, seulement la logique habituelle des séries limitées en restauration rapide.

Un Goku en plastique doré, glissé dans un sachet de frites, entre deux générations qui ne se croisent qu’au comptoir. Ça vaut bien un menu enfant.




Nicolas

Le fast-food, c’est plus qu’un repas rapide : c’est une culture. En tant que rédacteur en chef pour Fastfood.fr, je partage l’actualité des grandes enseignes, les nouveautés et les tendances qui changent nos habitudes. Mon credo : du gras, du vrai, et toujours avec l’appétit d’en savoir plus.

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